Dans l’actualité

Table Ronde sur les " Stratégies, Politiques et Infrastructures pour lutter contre l'Exploitation Sexuelle des Enfants en Ligne (OCSE), Dakar, Sénégal

La Première Consultation Continentale sur l'Élimination de l'Exploitation Sexuelle des Enfants en Ligne (OCSE) en Afrique s'est tenue du 6 au 8 mars 2019 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Cette consultation a rassemblé des représentants de 37 États membres de l'Union Africaine (UA) et avait pour but de les sensibiliser à l'OCSE et de les mobiliser pour qu'ils s'engagent à s'attaquer à la menace au niveau national. Les États membres ont élaboré un " Document Final " qui présente des recommandations sur les actions à mener au niveau du continent et au niveau des pays pour lutter contre l'OCSE, pour examen par la Commission de l'Union africaine (CUA) et les États Membres.

Dans le cadre du suivi de la consultation continentale, la CUA a organisé des réunions régionales de " Table Ronde " pour discuter plus en détail des actions régionales et nationales que l'UA et les Etats Membres peuvent entreprendre pour lutter contre l'OCSE. Du 10 au 12 septembre 2019, une table ronde a été organisée à Dakar, au Sénégal, avec pour objectif général de renforcer la sensibilisation à l'OCSE et de partager les progrès, les défis et les actions futures dans la lutte contre l'OCSE aux niveaux continental et national, en référence aux recommandations élaborées au cours de la première consultation continentale en mars 2019.

La table ronde a ciblé 11 États membres : Algérie, Soudan, Égypte, Maroc, Sénégal, Côte d'Ivoire, Madagascar, Bénin, Cameroun, Burundi et République Centrafricaine. Dorcas Kiplagat, Coordinatrice du Réseau et des Programmes du GNRC, a fait une présentation sur " Les Lacunes dans la Sensibilisation à l'OCSE en Afrique et le Rôle des Chefs religieux/Communautés dans le Comblement du fossé ".

Elle a souligné le rôle de premier plan que les gouvernements doivent jouer pour soutenir les chefs religieux/communautés afin de réussir à protéger les enfants en Ligne, notamment : le leadership et la coordination ; des personnes/bureaux de référence au sein du gouvernement pour traiter des questions d'engagement religieux ; un arrangement formel qui exige que des engagements clairs soient pris et que les partenaires comprennent leurs rôles et responsabilités spécifiques et engagent les chefs religieux par le biais d'un mécanisme consultatif ; un mandat clair de chaque partenaire pour promouvoir la fourniture de services holistiques et éliminer les chevauchements ; un mécanisme de communication efficace ; la transparence du gouvernement dans la communication des hypothèses, idées et objectifs qui motivent leurs politiques ; un contact mutuel et régulier pour établir la confiance ; le renforcement des capacités des chefs religieux en matière d'OCSE, y compris la manière d'identifier les signes d'abus et de soutenir la victime d'une manière appropriée à son âge et non menaçante.

D'autres rôles que les gouvernements pourraient jouer pour soutenir les chefs religieux dans leur travail sont : l'alignement des pratiques de sécurité des enfants dans les lieux de culte sur les politiques nationales de protection de l'enfance, par exemple la création de ministères de l'enfance dans les églises et les mosquées ; la manière d'engager efficacement le gouvernement pour qu'il soit en mesure de plaider et de s'exprimer sur les questions politiques liées à l'OCSE ; les bonnes pratiques de documentation ; et l'éducation aux médias.